Veille stratégique : baromètre des bonnes pratiques

D’après le 1er baromètre des pratiques de veille stratégique des grandes entreprises françaises, la plupart de celles-ci n’ont pas encore mis en place de dispositifs de veille adaptés pour leur permettre de suivre et comprendre les évolutions de plus en plus rapides et erratiques de leur environnement stratégique.

Le baromètre 2007 des pratiques de veille des grandes entreprises françaises a été créé. Il est né de la collaboration de l’IAE d’Orléans et de l’éditeur Digimind. Plusieurs enseignements méritent attention.

La veille stratégique occupe aujourd’hui une place clé dans les grandes entreprises françaises pour nourrir des stratégies offensives : développer des parts de marché (72 %), innover (70 %), appuyer sa croissance externe (41 %), exporter (40 %)…en étroite collaboration avec la stratégie (80 %), le marketing (77 %) et le business développement (76 %).

Le baromètre 2007 nous apprend également que la cellule de veille est focalisée en priorité sur les concurrents (82 %), mais elle doit également assurer une veille à  360° pour 20 à  50 % des répondants sur les axes économiques, sociétaux, technologiques, réglementaires, financiers ou concernant sa réputation.

De plus, les dispositifs de veille impliquent aujourd’hui plusieurs centaines de contributeurs à  temps partiels, et plusieurs milliers de destinataires, avec une organisation de plus en plus transversale pour les dispositifs les plus récents.

Pourtant, comme le note Alice Vin, auteur de l’étude à  l’IAE d’Orléans, «  ce premier baromètre met avant tout en lumière un décalage fort entre d’un côté l’importance croissante de la veille dans l’entreprise pour soutenir sa compétitivité et de l’autre l’absence d’outils adaptés et de méthodes éprouvées pour répondre à  cette mission. « 

Pour faire face à  la croissance exponentielle ces 10 dernières années d’Internet, considéré comme une source « importante » à  « essentielle » par 76 % des répondants, les veilleurs passent plus d’un tiers de leur temps à  y rechercher de l’information, et jusqu’à  80 % dans certaines entreprises – et cela au détriment de la production de contenus à  forte valeur ajoutée (analyses, rapports, tableaux de bord…).

De plus, malgré le temps investi, 80 % des entreprises interrogées ne surveillent régulièrement que moins de 500 sources d’information (contre plus 5 000 pour les plus performantes), alors même que plus de 80 % des entreprises expriment comme première priorité de « ne pas passer à  côté d’une information stratégique ».

Principales difficultés invoquées par les responsables de la veille : « la méconnaissance des sources disponibles » et « le manque d’outils adaptés ». Et en effet, plus de 80 % des entreprises ne disposent pas de solutions spécialisées couvrant toutes les étapes de la veille, de l’identification et surveillance automatique de sources à  la diffusion de rapports et tableaux de bord – en passant par l’analyse et le partage qui sont considérés comme la deuxième priorité du dispositif de veille.

Olivier Scheffer, directeur marketing de Digimind conclut : «  Le challenge actuel des entreprises est de développer leur agilité et leur capacité à  s’adapter rapidement aux changements de leur environnement, voire à  les anticiper. Cela passe par la mise en place de dispositifs performants et adaptés à  l’ère de l’information digitale et par la diffusion de bonnes pratiques dans l’entreprise pour développer l’intelligence collective. Car comme l’a compris très tôt Jack Welch, CEO durant deux décennies de General Electric : « Lorsque la vitesse d’évolution du marché dépasse celle de l’organisation, la fin est proche » . « 

Système d’information : mieux connaître ITIL

Assez connu dans les directions informatiques, le référentiel ITIL l’est moins dans l’ensemble de l’entreprise. Pourtant, cet ensemble de bonnes pratiques pour la gestion d’un système d’information est très appréciable.

60 % des entreprises françaises ne connaissent pas ITIL. C’est le terrible constat d’une étude menée par Teamup Consulting.  » Ces résultats témoignent d’un manque évident de maturité des entreprises dans la gestion de leurs services informatiques. Le référentiel ITIL s’adresse à  une communauté de plus en large, mais reste concentré dans le monde informatique « , commente Serge-Alain Simasotchi, directeur associé de Teamup Consulting.

Pour favoriser le développement de ce référentiel, un autre cabinet, Orsyp Consulting, a fait le pari de la formation par le jeu. Il s’est associé avec Hasbro pour sortir une édition spéciale ITIL du jeu Trivial Pursuit : « ITIL en 408 questions ».  » Les entreprises sont très demandeuses d’une approche ludique permettant d’assimiler rapidement les nouvelles méthodes, explique Gérald Audenis, directeur associé du cabinet. Trivial Pursuit permet de concrétiser simplement des concepts complexes. C’est pour nous un outil de conduite du changement très efficace dans le cadre de formations, d’ateliers ou de séminaires. « 

Un exemple ? Vous lancez le dé, vous faites 2 et arrivez sur une case verte (gestion de la sécurité de l’information), vous devez répondre à  la question :  » Quelle est la propriété des données ne subissant pas d’altération lors de leur traitement/transmission ? « . La réponse est pourtant simple :  » L’intégrité « . Vous avez correctement répondu, relancé le dé et êtes tombé sur une case bleue (centre de services, gestion des incidents, gestion des problèmes). La question :  » Que sont le nombre d’incidents, le temps de résolution et le pourcentage d’incidents résolus ? « . La réponse :  » Des indicateurs clés de performance (KPI) « . Avez-vous mérité le camembert ?

Environnement : EDF certifiée ISO 14001 pour sa communication externe

Cette année, EDF était présent sur le Salon Pollutec avec un stand respectant les règles de l’écoresponsabilité. Ce stand innovant est l’illustration d’une démarche globale dans laquelle l’entreprise s’est engagée. Elle a abouti à  la certification environnementale ISO 14001 de son activité de communication externe au travers de stands d’exposition.

Pour la première année, le stand EDF du salon Pollutec a été conçu selon une démarche écologiquement responsable. Ceci signifie qu’il a été construit avec des matériaux spéciaux, respectueux de l’environnement (bois écocertifiés). Une grande partie des éclairages y est assurée par des lampes basse consommation, des gobelets en papier recyclé au lieu de plastique sont utilisés et le tri des déchets générés sur le stand a été mis en place. Enfin, des produits bio ou issus du commerce équitable sont utilisés pour les cocktails organisés sur le stand.

EDF s’est engagé ici dans une démarche exemplaire qui a abouti à  la certification environnementale ISO 14001, par l’organisme DNV Certification France (Det Norske Veritas), de son activité de communication externe au travers de stands d’exposition.  » L’initiative d’EDF est particulièrement originale, commente Serge Gathellier, responsable marketing et communication de DNV Certification France. L’entreprise a su prendre en compte, de manière pertinente, les exigences de la norme ISO 14001 et les adapter à  toutes les étapes d’exploitation de stands d’exposition. La mise en eouvre du système de management de l’environnement est effective dès la conception des stands. Une politique de sensibilisation a été menée auprès de toutes les parties intéressées, permettant une parfaite compréhension des messages. Le stand construit pour Pollutec en est une parfaite illustration. « 

Cette année, EDF a pour objectif de renforcer encore ses actions dans le domaine en réduisant de 5 % le volume des déchets générés sur les stands, en diminuant de 5 % l’énergie utilisée par mètre carré de stand grâce à  l’utilisation systématique de lampes basse consommation et en augmentant de 25 % l’utilisation de produits bio ou issus du commerce équitable. Enfin, EDF souhaite substituer à  70 % les produits de nettoyage par des produits moins polluants.

Cette démarche a vu le jour afin de compléter le périmètre de certification d’EDF. Le groupe EDF est en effet certifié ISO 14001 depuis 2002 pour l’ensemble des entités d’EDF SA et de ses principales filiales françaises et étrangères, ainsi que pour toutes ses installations et activités ceour de métier.

Elle s’inscrit dans le sens d’un engagement global d’EDF en faveur de l’environnement et entre en résonance avec les offres proposées aux entreprises et aux collectivités, pour les aider à  améliorer leur éco-efficacité énergétique.

Source : https://www.edf.fr

Qualité des services publics : l’approche managériale administrative

Depuis 2003, les Trophées de la qualité des services publics, organisés par la Direction générale de la modernisation de l’État, récompensent chaque année des actions exemplaires d’amélioration de la qualité de service dans les services de l’État. Cet événement s’inscrit dans un des axes essentiels de la modernisation : placer l’usager au centre du service public. 

Remettre les Trophées 2007, c’est bien sàûr récompenser les actions exemplaires, mais c’est aussi contribuer à  l’émergence d’une réflexion transversale sur la qualité publique et favoriser les échanges entre les acteurs. Pour l’édition 2007, 64 dossiers de candidature étaient en lice, dont 42 issus des services de l’État ou d’établissements publics et 14 des collectivités territoriales. 21 dossiers ont été présélectionnés par le jury qui en a primé 12.

Dans son allocution d’ouverture, Frank Mordacq, directeur général de la modernisation de l’État, a souligné les principales caractéristiques de l’édition 2007 : une approche managériale de la qualité présente dans un grand nombre de dossiers et le renforcement des liens entre qualité et performance.

Point commun entre toutes les bonnes pratiques récompensées : la nécessité de « faire tomber les barrières », de rapprocher les usagers de l’administration, de dialoguer et de leur faire connaître leurs droits. C’est-à -dire favoriser l’accueil et faire progresser la qualité des services publics.

Source : https://www.modernisation.gouv.fr

30 ans et toutes ses… barres

GS1 a fêté l’événement. Le code à  barres a 30ans. Une révolution pour la distribution et pour les consommateurs.

La petite histoire est simple. Joe Woodland, sur la plage, réfléchissait à  la manière de mieux identifier les produits qui passaient à  la caisse. Tout à  son interrogation, il jouait machinalement avec le sable. La réponse se dessinait devant ses yeux. Il avait créé plusieurs barres alignées, plus ou moins fines. Le code à  barres était donc né. Révolution au début, indifférence totale aujourd’hui. Tellement ancré dans la vie quotidienne, il ne se fait plus remarquer. Pourtant, il a évolué ses dernières années et a permis de stocker davantage d’informations. Les consommateurs ont bénéficié des atouts du procédé : explosion du nombre des références dans les linéaires, meilleure connaissance de la chaîne d’approvisionnement et baisse des prix liés à  la diminution des coàûts de traitement. Aujourd’hui, les regards se tournent certes vers cette  » grande invention populaire  » selon les termes de Pierre Georget, directeur général de GS1 France, mais les yeux sont surtout rivés vers l’avenir. C’est-à -dire vers la radiofréquence ou l’internet des objets.

Source : https://www.gs1.fr

Recyclage des lampes usagées : déjà  un an pour Récylum

Récylum, l’éco-organisme agréé pour enlever et traiter les lampes usagées, fait le point un an après le lancement de la filière. Bilan et objectifs pour 2008…

Depuis un an, l’éco-organisme Récylum est chargé d’enlever et de traiter les lampes usagées. Cette filière représente aujourd’hui 440 producteurs adhérents et qui auront mis environ 100 millions de lampes sur le marché en 2007, soit 11 000 tonnes. Cette filière, c’est aussi 5 500 points de collecte et 23 millions d’habitants desservis par les déchetteries en contrat avec Récylum. Une montée en puissance progressive pour atteindre une collecte moyenne de 80 tonnes par semaine, ce qui équivaudrait en année pleine à  4 000 tonnes, soit 36 % des tonnages mis sur le marché en

2007 : les lampes collectées sont recyclées à  plus de 93 % de leur poids, dépassant l’objectif de valorisation de 80 % exigé par la directive DEEE.

Pour 2008, les objectifs sont doubles. Aboutir à  7 000 points de collecte, y compris dans les départements d’outre-mer et atteindre les 5 000 tonnes de collecte (soit 44 % des tonnages mis sur le marché en 2007). 

Par ailleurs, Récylum poursuit ses efforts afin de mobiliser l’ensemble des parties prenantes de la filière de collecte des lampes usagées. Les collectivités locales, les électriciens et les entreprises restent des cibles privilégiées, mais l’éco-organisme va aussi axer ses efforts sur la sensibilisation du grand public.

Les collectivités locales seront aidées par l’éco-organisme avec la distribution d’un kit de communication personnalisable et une formation à  la gestion de la collecte des lampes usagées (en partenariat avec l’Association des maires de France).

Pour le grand public, un site internet est mis en ligne avec un outil de géolocalisation qui permet de trouver le point de collecte le plus proche, ainsi que des fiches pédagogiques à  destination des enseignants.

Source : https://www.recylum.com

QSE : les journées 2008

Les Journées qualité sécurité environnement (JQSE) organisées par le réseau des chambres de commerce et d’industrie de Paris – île-de-France (la CRCI et les quatre CCI) se tiendront du 31 mars au 11 avril 2008, dans les huit département franciliens. La seconde semaine coïncidera avec la semaine nationale du développement durable.

L’objectif de ces journées est de sensibiliser et de conseiller les représentants des entreprises sur les questions de la qualité, de la sécurité et de l’environnement. À cet effet, les CCI organisent dans leurs locaux une vingtaine de conférences destinées aux dirigeants, directeurs techniques, responsables QSE…

Les participants devraient ainsi trouver des marges de progrès pour gagner de nouveaux marchés, réduire les coàûts liés aux accidents ou encore améliorer leur image.

Ils seront en outre informés des dispositifs d’aides mis à  la disposition de ces entreprises et pourront rencontrer les conseillers des CCI pouvant les accompagner dans leurs démarches.

Source : https://www.journeesqse.com

Responsabilité sociale des entreprises : nouveaux services pour les entreprises

La Fondation internationale DNV (Det Norske Veritas) propose quatre services pour compléter son offre en matière de responsabilité sociétale et de développement durable.

 » Pratiquer la responsabilité sociétale, c’est s’interdire de se replier derrière les paravents traditionnels du type « Nous ne pouvions pas savoir que » , « Ceci est de la responsabilité de notre sous-traitant », « Nos activités respectent strictement la réglementation localement applicable » « , commente Philippe Decq, chef de projet responsabilité sociétale et changement climatique de DNV Certification France. Viennent s’ajouter à  l’offre existante de DNV des services de vérification du rapport durable (améliorer la crédibilité du rapport avec l’eoil extérieur et faciliter le reporting), d’évaluation de la gouvernance d’entreprise (le protocole d’évaluation établi par DNV compare la situation de l’entreprise par rapport à  un ensemble de bonnes pratiques et lignes directrices internationalement reconnues), ainsi que des services liés à  l’éthique de la chaîne d’approvisionnement (audits selon le référentiel SA 8000 ainsi que des audits seconde partie basés sur les Codes de Conduite des principales entreprises internationales) et de nouvelles formations.

Source : https://www.dnv.fr

Environnement : pleins feux pour Norauto

Le programme environnement de Norauto franchit une nouvelle étape, ce sont maintenant les deux tiers du réseau qui sont certifiés ISO 14001.

Cent dix centres se sont vus confirmer leur certification ISO 14001, tandis qu’une quarantaine de nouveaux centres engagent cette démarche en ce début d’année 2008.  » L’entrée dans la certification s’est faite tout naturellement, dans la continuité de ce qui avait déjà  été mis en place : sensibilisation des clients à  l’action pour l’environnement, à  la récupération des batteries, de l’huile usagée, etc. « , confirme Christophe Mamelin, directeur de centre. Au-delà  de la priorité donnée au recyclage des déchets et à  l’intégration de l’environnement dans les services rendus à  ses clients, l’objectif du réseau est aussi de conforter son processus d’amélioration continue avec un référentiel de management environnemental ISO 14001 couvrant l’ensemble des impacts environnementaux potentiels.

 » L’avantage de cette démarche a été de formaliser ce qui avait déjà  été mis en place et de mettre en exergue nos axes de progrès. Les exigences qui pouvaient apparaître comme des contraintes pour certains sont aujourd’hui devenues des réflexes : utiliser des chiffons lavables en atelier plutôt que des essuie-tout jetables, suivre nos consommations d’énergie afin de les réduire… « , continue Christophe Mamelin.  » II s’agit d’un choix d’entreprise, précise Patrick Dhennin, directeur général de Norauto. L’engagement environnemental nécessite implication et rigueur de la part de l’ensemble des collaborateurs Norauto. C’est aujourd’hui complètement intégré dans notre quotidien, nous obligeant à  nous remettre en cause et à  rechercher l’amélioration continue. « 

Source : https://www.norauto.fr

Certification : étude annuelle de l’ISO

Comme chaque année, l’ISO réalise son étude annuelle de l’état de la certification dans le monde. L’édition 2006 est riche d’enseignements.

La cuvée 2006 de l’ISO Survey est-elle encourageante ? Rien n’est moins sàûr. Tout dépend du point de vue adopté. La première constatation qui s’impose, c’est que les certificats émis selon les référentiels ISO 9001:2000 et ISO 14001:2004 ont globalement progressé. Il est important de remarquer que c’est une progression à  l’échelle de la planète (+16 % par rapport à  l’année précédente).

Presque 124 000 nouveaux certificats ISO 9001:2000 et ISO 14001:2004 ont été délivrés dans le monde. Mais, si l’on regarde la situation individuelle des pays, les écarts sont plus importants. Et, fait remarquable, la situation française stagne, ou décroît selon les plus pessimistes.

L’édition 2005 de l’ISO Survey recensait 21 700 certificats ISO 9001 :2000 et 3 289 certificats ISO 14001:2004 en France. L’édition 2006 n’en compte respectivement que 21 349 et 3 047, soit une diminution de 1,6 % et de 7,4 %.

Cette diminution des référentiels génériques est-elle due à  la montée en puissance des référentiels sectoriels ?