Facture électronique : Docoon change d’échelle et vise 5 à 10 % du volume national

À sept mois de l’obligation de réception de la facture électronique pour toutes les entreprises (1er septembre 2026) et alors que l’obligation d’émission va s’enclencher progressivement, le marché français accélère. Dans ce contexte, Docoon revendique une progression de +17 % de son chiffre d’affaires sur la facture électronique en 2025, une prise de commandes en hausse de +140 %, et une plateforme industrialisée capable de traiter plus de 350 millions de flux. Au-delà des résultats, l’éditeur met en avant une logique très "qualité" : robustesse opérationnelle, gouvernance partenaires, conformité et mesure des gains.
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Laurent Mezrahi - Président Docoon

D’une échéance réglementaire à un sujet de performance : la qualité comme facteur de passage à l’échelle

La réforme de la facturation électronique n’est pas qu’un chantier informatique : elle impose un niveau inédit d’exigences en matière de traçabilité, d’interopérabilité et de maîtrise des risques. Pour les entreprises, l’enjeu dépasse le “passage à la norme” : il s’agit de fiabiliser une chaîne complète, de l’émission à la réception, en passant par le contrôle, le statut, la transmission, puis l’archivage. En clair, la facture électronique devient un processus cœur, au même titre que la comptabilité fournisseurs ou la gestion de trésorerie.

C’est dans cette course à l’exécution que Docoon veut se distinguer. L’éditeur annonce, pour 2025, une croissance de 17 % de son chiffre d’affaires lié à la facturation électronique (vs 2024) et une traction commerciale nette, matérialisée par une prise de commandes en progression de 140 %. L’objectif est clairement affiché : disposer d’une plateforme à l’échelle industrielle et s’inscrire parmi les acteurs structurants du marché.

Du point de vue d’une direction qualité, ces indicateurs posent une question simple : comment passer d’un mode projet à une industrialisation maîtrisée ? La réponse tient souvent à trois ressorts : standardiser les méthodes de déploiement pour réduire la variabilité, piloter l’activité par des indicateurs concrets (taux d’automatisation, taux de rejets, temps de traitement, disponibilité), et encadrer les risques (conformité, sécurité, continuité d’activité, archivage probatoire) par une démarche structurée.

Docoon met ainsi en avant un socle de conformité et de certifications, avec notamment ISO 9001 et ISO 27001, des engagements autour du RGPD, ainsi que des référentiels liés à la signature et à l’archivage, afin d’apporter des garanties de fiabilité et d’auditabilité. L’idée est de rassurer un marché qui, à l’approche de l’échéance, exige de plus en plus de preuves et de retours d’expérience tangibles, au-delà des promesses.

Docoon – Chiffres clés

Partenaires éditeurs et intégrateurs : l’industrialisation passe par l’écosystème

Dans la facture électronique, la technologie seule ne suffit pas. La réussite se joue aussi dans la capacité à s’intégrer aux outils métiers des entreprises : ERP, solutions comptables, achats, applications sectorielles. Autrement dit, la plateforme ne vaut vraiment que par son écosystème, et par la façon dont cet écosystème est piloté.

Docoon explique avoir signé 34 nouveaux partenariats éditeurs en 2025, en marque blanche et marque grise, et fédérer plus de 60 partenaires actifs. L’intérêt est double. D’abord, une intégration bien pensée réduit mécaniquement la non-qualité au quotidien : moins de ressaisies, moins d’erreurs, moins de contournements, donc moins de litiges. Ensuite, le partenaire devient un relais de déploiement : paramétrage plus standard, accompagnement au changement, support de proximité, remontées structurées d’incidents et de besoins d’évolution.

Ce modèle s’illustre avec des partenaires éditeurs et intégrateurs cités par le groupe, parmi lesquels des éditeurs tels que WeSoft, Inqipit, Eurêka, Youdoc, et des intégrateurs comme Grenat, TENOR Group ou LCS Group. Cette stratégie vise à ancrer la facture électronique au cœur des processus clients, plutôt qu’à la traiter comme une brique isolée.

Le cas du Groupe Grenat est révélateur de cette logique “qualité”. Avant d’en faire une offre auprès de ses clients, l’intégrateur a d’abord déployé Docoon en interne, notamment pour des flux de facturation et de bulletins de paie. Cette démarche “test & learn” sur son propre périmètre a permis d’objectiver les gains, d’identifier les points de vigilance, puis de capitaliser sur une expérience réelle au moment d’accompagner d’autres organisations. Dans un marché où la généralisation va générer des volumes et des pics d’activité, ce type de retour terrain pèse souvent plus qu’une démonstration.

Au fond, un écosystème qui tient dans le temps repose sur des mécanismes proches d’un système qualité fournisseurs : qualification, exigences claires, méthodes de recette, engagements de service, processus d’escalade, et amélioration continue. C’est sur ce terrain, très opérationnel, que se joue la capacité à transformer une réforme réglementaire en projet de performance.

350 millions de flux : quand la volumétrie devient un indicateur qualité

Docoon annonce une plateforme capable de traiter plus de 350 millions de flux en 2025, ainsi que plus de 6 To de données archivées pour ses clients. À ce niveau, la volumétrie n’est pas un chiffre « communication » : elle devient un indicateur de maturité, à condition de s’accompagner de stabilité, de répétabilité et de maîtrise des exceptions.

L’éditeur associe ces résultats à des gains opérationnels et environnementaux : jusqu’à 70 % de tâches manuelles supprimées, notamment sur la saisie, le contrôle et l’archivage, et une réduction de l’empreinte carbone de 50 %, grâce à la diminution des impressions et flux papier. Ces bénéfices varient forcément selon le point de départ des organisations, mais ils donnent une grille de lecture : la facture électronique n’est pas seulement “un format”, c’est une chaîne automatisée de contrôles, de statuts, de traçabilité et d’archivage, avec une gestion structurée des cas non conformes.

Pour les responsables qualité, trois axes sont déterminants lorsqu’on évalue une solution à grande échelle. D’abord, la qualité de données et le taux d’exception : quels contrôles existent en amont, comment gère-t-on les rejets et leur correction, et quels sont les délais de résolution ? Ensuite, la traçabilité : peut-on reconstituer l’historique complet d’un document, du dépôt à l’archivage, avec des preuves opposables ? Enfin, la sécurité et la continuité : disponibilité, dispositif de reprise, protection des données, conformité, et capacité à absorber des montées en charge.

Avec ce bilan 2025, Docoon confirme sa montée en puissance et fixe une ambition claire : gérer à terme 5 à 10 % du volume national des factures électroniques en France. Comme le résume Laurent Mezrahi, président du groupe : « En 2025, Docoon combine trois dynamiques que peu d’acteurs du marché parviennent à aligner simultanément : une croissance réelle de 17 % de notre chiffre d’affaires en facturation électronique, une capacité industrielle éprouvée avec plus de 350 millions de traitements réalisés et 6 To de données archivées, et une traction commerciale très forte, matérialisée par une prise de commande en hausse de 140 % et 34 nouveaux partenariats éditeurs. Cette solidité nous permet de porter une ambition claire : concentrer à terme entre 5 et 10 % du volume national des factures électroniques en France. »

À l’approche de 2026, la bataille ne se jouera donc pas uniquement sur la promesse de conformité, mais sur la capacité à livrer un service stable, interopérable, mesurable et gouverné — autrement dit, un sujet de qualité au sens plein.

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