La méthode UVA change le calcul des coûts

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Un des aspects principaux du fonctionnement de l’entreprise est le calcul et le contrôle des coûts qui dans la plupart des entreprises reposent sur le référentiel que représente la marge sur les produits.  


Dans le passé, les coûts de production c’est-à-dire les coûts directs constituaient la grande majorité de tous les coûts. Partant, l’attribution plus ou moins arbitraire de coûts indirects – relativement faibles – aux produits, ne falsifiait pas exagérément les résultats. Depuis, la situation a radicalement changé. Une grande partie – systématiquement croissante – des coûts devient indirecte. Cela signifie que l’introduction des clés de répartition arbitraires induit une perte significative de précision des résultats. Dans le contexte actuel marqué par une forte pression sur les prix, la rentabilité dans certains secteurs économiques ne dépasse pas quelques pourcents. Un manque de précision dans le calcul des coûts ou dans la fixation des prix peut transformer rapidement un bénéfice attendu en perte. C’est la raison pour laquelle la prise en compte de tous les coûts et la précision de leur attribution est si importante.

 Depuis quelques temps, certains auteurs et praticiens mettent l’accent sur la rentabilité des clients :  certains sont déficitaires et peuvent considérablement dégrader la rentabilité globale de l’entreprise, sans que les dirigeants en soient conscients. En effet, les méthodes traditionnelles de gestion, telles que le direct costing ou le coût complet, ne permettent pas de mettre ce phénomène en lumière. Cela vient du fait que ces méthodes n’analysent pas le « coût pour servir le client » c’est-à-dire, le coût généré par les fonctions indirectes comme les visites commerciales, l’administration des ventes, la préparation des expéditions, les conditions de règlement, les conditions de livraison, etc.

La méthode UVA met le client au centre du système décisionnel. Lorsqu’un client a fait un achat pour un montant donné, l’entreprise a gagné ou perdu de l’argent ? Pour répondre à cette question il faut analyser finement tous les processus réalisés par toutes les fonctions de l’entreprise et calculer leurs coûts. Le résultat d’une vente est la différence entre le montant encaissé et le coût de la vente, qui est composé de :

  • coûts liés aux produits depuis leur conception jusqu’au service après-vente
  • coûts commerciaux liés au client
  • coûts administratifs liés à la commande
  • coûts logistiques liés à la livraison

Le modèle des coûts où le référentiel se trouve sur les ventes donne une précision de calcul qui ne peut pas être atteinte avec le modèle basé sur les produits. La nouvelle approche ouvre des possibilités nouvelles pour l’analyse des résultats, pour la prise des décisions et, in fine, pour la meilleure gestion de l’entreprise.


Un article à retrouver dans son intégralité dans Qualité Références numéro 67-68


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