MyReport : une nouvelle gouvernance pour renforcer la qualité de la décision data

Paris, 12 février 2026. L’éditeur français MyReport fait évoluer sa gouvernance à la suite du départ à la retraite de Thierry Luthi. Thibaut Chesné est nommé Président Directeur Général et Richard Bardon devient Directeur Général Adjoint, tout en conservant la responsabilité du business. Derrière l’annonce, un message très majeur : sécuriser une trajectoire de transformation (SaaS, récurrent, IA) en s’appuyant sur une organisation resserrée, des responsabilités clarifiées et une exécution plus proche du terrain.
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Thibaut Chesné et Richard Bardon
Thibaut Chesné (à gauche) prend la présidence de MyReport et Richard Bardon devient directeur général adjoint

Gouvernance resserrée : cap, cohérence et maîtrise des risques

La qualité d’une transformation numérique se juge souvent à sa capacité à éviter les ruptures : rupture de service, rupture de vision produit, rupture de relation client. En optant pour un tandem « stratégie + exécution », MyReport cherche une continuité opérationnelle :

  • Vision et ADN produit portés par Thibaut Chesné, pilier historique de l’entreprise (arrivé il y a 24 ans, DG depuis 2019)
  • Lien direct avec le marché maintenu par Richard Bardon, qui conserve le pilotage commercial afin de rester au contact des clients et du réseau de partenaires

L’enjeu est d’autant plus structurant que l’éditeur aborde un moment symbolique : ses 25 ans en 2026, avec une feuille de route qui combine industrialisation du SaaS et accélération de l’innovation.

La bascule SaaS : un levier de qualité de service… et de qualité de décision

Passer d’un modèle licence/projet à un modèle SaaS et récurrent n’est pas qu’une question de facturation. C’est, pour les organisations utilisatrices, un changement de référentiel qualité :

  • Standardisation et industrialisation : la promesse d’un socle plus homogène, mieux testé, plus facile à maintenir
  • Amélioration continue : un modèle récurrent incite à livrer des évolutions fréquentes, à mesurer la satisfaction et à traiter rapidement les irritants
  • Traçabilité et pilotage : l’éditeur met en avant des indicateurs « directement actionnables » et une approche orientée métiers, éléments clés pour fiabiliser la chaîne « donnée → décision »

MyReport annonce une offre SaaS industrialisée, attendue pour la rentrée 2026, avec un point d’attention qui parlera aux responsables Qualité et aux DSI : l’hébergement des données en France chez OVHcloud. Un marqueur de souveraineté visant aussi à réduire les zones grises (localisation des données, dépendances, exigences contractuelles).

Récurrent : 80 % du chiffre d’affaires, et une logique de performance durable

Autre indicateur mis en avant : le modèle serait déjà composé d’environ 80 % de revenus récurrents. Au-delà de la performance économique, cette orientation « full récurrent » est souvent corrélée à des pratiques plus proches des standards Qualité :

  • SLA et engagements de service plus lisibles
  • Cycle de vie produit mieux documenté
  • Support et relation client ancrés dans la durée
  • Mesure de la valeur (adoption, usage, ROI) davantage pilotée

Cette approche est soutenue par Ciclad, entré au capital en 2020, qui réaffirme sa confiance dans la capacité du nouveau duo à accélérer la transformation tout en maîtrisant la croissance.

IA : nouveaux défis, nouvelles exigences qualité

L’éditeur annonce vouloir « relever les nouveaux défis de l’IA » : intégration d’agents IA, fonctionnalités EPM et une roadmap produit renforcée. Dans une lecture orientée Qualité, cela implique notamment :

  • Une gouvernance des données plus stricte (qualité des sources, cohérence des référentiels, gestion des accès)
  • La maîtrise des biais et l’explicabilité, particulièrement lorsque des recommandations influencent des décisions financières ou opérationnelles
  • La sécurisation (cybersécurité, confidentialité, conformité)
  • La robustesse des processus (tests, supervision, gestion des incidents)

L’IA n’est pas seulement une fonctionnalité : c’est un nouveau régime d’exigences. La crédibilité d’un éditeur se jouera sur sa capacité à industrialiser ces garde-fous, au même titre que la performance fonctionnelle.

Partenaires et ETI : la qualité se déploie par l’écosystème

MyReport revendique un réseau d’une centaine de partenaires intégrateurs. Dans les projets BI, la qualité perçue dépend largement de ce maillage : cadrage, paramétrage, conduite du changement, accompagnement des métiers. L’éditeur annonce vouloir développer ce réseau, tout en intensifiant l’adressage des PME et ETI — un segment où l’exigence est claire : obtenir une donnée fiable et exploitable, sans transformer la décision en « sujet technique ».

Cette logique de proximité s’incarne également sur le plan géographique, avec des équipes réparties en France, notamment entre Albi, Paris et Vannes.

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