Ogoxe lève des fonds pour prévenir des risques météorologiques et environnementaux

Pour déclencher la phase d’industrialisation de ses objets connectés dans la prévention des risques environnementaux, OgoXe lance une levée de fonds via le site Sowefund. Créée en 2015 aux pieds des Pyrénées, la startup spécialisée dans l'intelligence artificielle, recherche actuellement près d’1 million d’euros afin d'assurer son développement. Outre la prévention des inondations, OgoXe déploiera en 2021 ses premiers prototypes pour prévenir et détecter les feux de forêts.
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Solution complète et intégrée, OgoXe s’adresse aux collectivités territoriales et aux entreprises (campings, bases de loisirs, hôtels…) situées en zone à risque. Aujourd’hui, plusieurs contrats sont en cours (l’offre est basée sur un abonnement annuel), principalement des communes en Occitanie, et des grands comptes tels que EDF.
Pour étendre son déploiement, OgoXe lance cet automne une levée de fonds via la plateforme Sowefund auprès d’investisseurs et de particuliers, pour structurer son offre commerciale, sa communication et son marketing. Avec la somme récoltée, il pourra recruter 5 salariés, et mettre en oeuvre des actions commerciales ambitieuses afin d’obtenir 2 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2025. « Nous souhaitons déployer notre offre dans toutes les régions de France, mais également à l’export, dans un premier temps en Europe, notamment en Espagne. », remarque Guillaume Delai CEO d’OgoXe. Quant à Georges Viglietti, Président de Sowefund, il déclare : « Ogoxe fait partie de ces startups innovantes répondant à une véritable problématique de notre société. Il nous semble donc important que les particuliers aient l’opportunité de participer à l’essor de ce projet en investissant une partie de leur épargne sur notre plateforme. Ogoxe a déjà prouvé sa traction commerciale et a toutes les cartes en main pour réussir son développement. »
En 2019, le Ministère de la Transition Écologique a décerné le label Green Tech Verte à la start-up. La même année, l’équipementier Huawei l’a invité sur son stand à VivaTech. OgoXe a également figuré parmi les 500 premières sociétés qui font changer le monde d’après la Fondation Solar Impulse, en 2018. La Région Occitanie lui avait attribué le Trophée de l’Économie Numérique dès 2016, tout comme les Montagnards de l’Innovation la même année. En 2017, le prix de de la Région Occitanie a été obtenu dans le cadre du marathon des créatifs initié par Futurapolis. En 2019, OgoXe a reçu la récompense Septuor de la CCI d’Occitanie.
La solution OgoXe mesure en temps réel les variations (débit, précipitations) des cours d’eau grâce à ses balises placées dans la zone, prend en compte les prévisions météorologiques et modélise les caractéristiques des bassins (géologie, urbanisation…) pour fournir les indications les plus précises et prévisibles possibles. Puis le calcul d’anticipation peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) qui décidera alors d’évacuer une zone de danger, même en cas de coupure des réseaux électriques et télécoms si la situation l’exige.
« 1 commune sur 2 en France est concernée par le risque d’inondation. Et lors de phénomènes météorologiques inhabituels, le temps de réaction est extrêmement bref. C’est pourquoi, la gestion de l’alerte et la préparation à la crise sont primordiales » note Guillaume Delai, CEO d’OgoXe, qui a été témoin des inondations de 2013 dans les Pyrénées. Face au manque d’information et de dispositif d’alerte constaté à cette période, il décide de concevoir une solution intégrée complète, aux côtés d’un hydrologue et d’un géologue.
Enfin, Floodix, un boîtier connecté, est donné aux riverains exposés, afin d’informer en permanence les indications du niveau de danger, et si nécessaire ordonner l’évacuation. Il fonctionne en mode dégradé avec l’aide d’un système de communication distinct, efficace même durant des épisodes naturels extrêmes.

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Valérie Brenugat
J’ai toujours eu le goût des sciences et de la communication notamment écrite. C’est pour cette raison que j’avais choisi de faire des études de sciences et de communication. Puis une vingtaine d’années d’expériences dans les médias, l’industrie et les organismes de recherche m’ont permis de devenir la rédactrice en chef des revues Maintenance & Entreprise et Qualité Références.